L'aspect changeant de l'Église urbaine
Terry Cuthbert
«Le Seigneur dit à Paul en vision pendant la nuit : Ne crains point; mais parle, et ne te tais point, car je suis avec toi, et personne ne mettra la main sur toi pour te faire du mal : parle, car j’ai un peuple nombreux dans cette ville.» Actes 18.9,10

L’apôtre Paul avait une stratégie intentionnelle pour communiquer l’Évangile à sa génération. Il ciblait les principaux centres urbains de l’Empire romain – il a fini par voyager tout autour de la Méditerranée, de Jérusalem à Rome. Au premier siècle, l’Évangile s’est répandu parmi les citadins. Nous pouvons présumer que l’influence de l’Évangile s’est ensuite répandue dans des centres plus petits et, ensuite, jusque dans la campagne. Tout comme l’apôtre Paul, nous croyons que Dieu a un peuple nombreux dans notre ville.

L’île de Montréal est un de nos principaux champs missionnaires. Même si nous aidons dans l’implantation des Églises ailleurs dans la province de Québec, le plus grand besoin se trouve dans les villes à forte densité. Plus de trois millions de personnes demeurent dans la région du Grand Montréal. Seulement 0,3 % d’entre elles fréquentent une Église évangélique.

Les Églises francophones de l’Association font du progrès dans la région de Montréal. L’Église Baptiste Évangélique de Rosemont, notre Église phare à Montréal, grandit en nombre et en maturité. Sa plus récente Église fille a débuté à Côte-des-Neiges en janvier 2007. Regardez les photos, et lisez ce qui concerne l’Église Baptiste Évangélique des Nations à l'intérieur de ce feuillet. Une autre nouvelle encourageante concerne la revitalisation de l’Église de Montréal-Nord, une autre Église fille de l’Église de Rosemont.

Dans l’est de la ville, deux petites congrégations ont été fusionnées pour former une Église plus solide – l’Église Évangélique Baptiste de l’Est de Montréal. À Lachine, depuis que Lorne Heron (un de nos pionniers très estimés parmi nous) est à la retraite, Cléo et Huguette Leblanc, missionnaires de l’Oeuvre française, ont assumé de façon provisoire la responsabilité de cette œuvre. Le groupe s’est affermi, a trouvé un local adéquat et évangélise dans l’espoir de grandir. À Ahuntsic, la congrégation a une vision renouvelée sous la direction du pasteur Sylvain Paradis.

Les pasteurs de la région de Montréal se réunissent chaque mois pour plaider avec Dieu afin qu’il visite leur ville de façon significative. Toutes ces congrégations, grandes et petites, ont une chose en commun : un élément multiculturel grandissant.

De plus en plus, on peut diviser les Montréalais en deux groupes linguistiques : anglais comme langue se-conde ou français comme langue seconde. Dans l’Église Snowdon Baptist, une Église anglophone composée de plus de 400 membres dont l’anglais est la langue seconde, nous y trouvons des croyants de 40 nationalités parlant une vingtaine de différentes langues. La nouvelle Église des Nations à Côte-des-Neiges cherche à atteindre les gens dont le français est la langue seconde dans le même secteur de la ville. J’ai entendu un pasteur faire le commentaire suivant : «Lorsque je me tiens au coin de la rue dans ce voisinage, je vois le monde passer devant mes yeux en l’espace de 70 minutes.» Dans le passé, les missionnaires canadiens anglais et américains devaient exercer un ministère interculturel pour atteindre les Québécois. Le moment est venu pour les Québécois d’exercer un ministère interculturel afin d’atteindre la population grandissante d’immigrants dans leur milieu.

Toutes les congrégations de la région du Grand Montréal doivent faire face à une réalité multiculturelle croissante qui compliquera et enrichira leur ministère. Priez que Dieu donne de la sagesse à tous les leaders d’Églises dans la région de Montréal, qu’il leur donne la vision et le savoir-faire pour favoriser l’unité dans le corps de Christ, au sein de la diversité de plus en plus évidente.